Tu viens jouer avec nous ? On est en formation

Il y a un temps pour s’amuser, et un temps pour être sérieux et travailler “, c’est souvent ce qu’on me répétait petit.
Avec le temps je crois de plus en plus sincèrement que les différentes actions qui rythment nos vies comme le travail, l’apprentissage et les loisirs, sont des moments qui peuvent et je dirai même qui doivent être accomplis avec plaisir.

Dans ce billet, nous évoquerons plus l’aspect apprentissage.
L’apprentissage par le ressenti, soit le fait de vivre l’expérience à travers un jeu ou une histoire; ce qui permet, selon moi, d’obtenir un niveau de compréhension et de mise en pratique de l’information bien meilleur que les modes traditionnels.

Commençons par une petite histoire simple et basique

Jeudi, dans sa société, Esteban à une formation avec ses collègues. La salle est calme, l’ambiance est studieuse, il s’assoit sur sa chaise et la journée commence ; le formateur derrière son bureau, parfois devant l’écran, commente ses slides de manière monotone.
Esteban écoute, regarde son téléphone, pense à ce qu’il va bien pouvoir choisir pour le déjeuner et aux différentes pauses, quand on l’interroge sur sa formation, Esteban répond machinalement « Ça va, c’est intéressant », pas très convainquant.
La formation se poursuit durant quelques jours. Comme vous l’aurez surement deviné, Esteban n’est vraiment pas enchanté d’y assister. Selon lui, elle n’a aucun intérêt, donc, il se démotivera, ne s’impliquera pas et n’obtiendra pas sa certification.

Bored Baby One More Time GIF by Britney Spears - Find & Share on GIPHY

 

Quelques mois plus tard, Esteban repartira en formation. Cette fois-ci, ce sera différent : aucun écran allumé, quelques tables hautes, des jeux de sociétés, des tableaux et des feutres, et le formateur demandera à Esteban et ses collègues de dessiner un cercle et de jouer à un jeu.
Cette formation sera interactive et se déroulera sous forme d’activités. Aussi, le formateur expliquera pour chaque nouvelle activité les différentes règles, se mettra en retrait et regardera faire ses élèves.
Dix minutes plus tard, devinez le résultat ? Esteban sera enchanté, il comprendra les concepts, l’intérêt de ces jeux, ça l’encouragera à travailler plus. Et cette fois ci, Esteban obtiendra sa certification.
Dans ce second exemple, Esteban a suivi ce que nous appelons de l’innovation pédagogique, sa formation a subi une « gamification » en y intégrant un « Serious Game ».

Vous avez dit « Innovation pédagogique » ?

MOOC, Learning Labs, Design Thinking, Classe Inversée, Serious Game etc… Tous ces concepts dont on entend de plus en plus parler, sont des pratiques qui voient le jour dans le but d’améliorer les dispositifs pédagogiques et de permettre aux différents organismes de formation de s’adapter aux besoins des étudiants.

D’après le CNIRE (Conseil National de l’Innovation pour la Réussite Educative) : « une pratique innovante est une action pédagogique caractérisée par l’attention soutenue portée aux élèves, au développement de leur bien-être, et à la qualité des apprentissages. En cela, elle promeut et porte les valeurs de la démocratisation scolaire. Une pratique innovante prend appui sur la créativité des personnels et de tous les élèves. »

Innover, ce n’est pas forcément inventer quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs.
L’innovation s’appuie avant tout sur la démarche et le suivi, qui importent bien plus que la nouveauté radicale.

Aujourd’hui, il est difficile de compter et recenser les méthodes et techniques pédagogiques, chacune d’entre elle présente ses avantages et ses inconvénients, leur utilisation dépendra du contexte et du public ciblé. Le plus important est de savoir quoi utiliser, quand l’utiliser et avec qui.

Pour ma part, j’ai expérimenté les pédagogies active & coactive. Dans la méthode active, le formateur créé un cadre de travail dans lequel l’étudiant (moi) doit évoluer et produire à partir de ses propres connaissances. Le but étant de résoudre des problèmes, de faire des exercices ou encore de participer à un débat et défendre ses idées en les faisant évoluer. Là, nous sommes dans de la pédagogie active. D’un autre côté, la pédagogie coactive se base sur les mêmes principes, sauf que les exercices seront effectués en petits groupes. L’idée est de faire évoluer l’étudiant non plus en électron libre sur la base de ses connaissances, mais dans un écosystème qui impliquera toutes les pensées et idées du groupe pour évoluer. Ainsi, nous pourrons introduire des jeux de rôles, des business games, des hackathons et autres.

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. » B.Franklin

Je pense sincèrement que de nos jours, avec toutes les stimulations que nos cerveaux subissent quotidiennement, les méthodes classiques d’apprentissage ne sont plus adéquates. Finis les fourmillements dans les jambes à force de rester assis sur sa chaise à écouter un cours. De mon point de vue, l’apprentissage par le jeu est fabuleux, c’est la meilleure manière d’assimiler des concepts tout en prenant beaucoup de plaisir à le faire.

Peu importe l’âge et les moyens, depuis toujours, « le jeu » est une activité agréable et semble éloigné du cadre professionnel. Parfois, il implique même une grande discipline, de la stratégie et de la rigueur qu’on peut retrouver dans des jeux bien connus de tous, comme le docteur Maboule ou les échecs !

Ainsi, jouer en entreprise n’est pas chose courante, et est même assez mal vu. C’est pourquoi la « Gamification » ou « Ludification » a été créée. La gamification, comme son nom l’indique est le fait d’insérer des notions de jeux dans différents concepts. Ici, nous nous intéresserons plus aux formations.

Dans une formation, ce qui compte le plus est l’engagement, il entraînera l’écoute, l’intérêt et la compréhension des participants. Donc, quoi de mieux que d’impliquer les salariés en les motivant et en les challengeant ? C’est ce que nous faisons ou essayons de faire de plus en plus chez Mind7 Consulting, « Performance is a mindset… and different too ! »

De ce fait, lors de nos formations, nous travaillons essentiellement sous forme d’équipes, l’idée n’est nullement de nous mettre en concurrence, mais de s’aider pour mettre en œuvre les concepts vus lors des séances, et ce, chacun à sa manière afin de comparer nos résultats.
Ici, nous cherchons essentiellement 3 axes : « les 3 P »

  1. Plaisir, cette notion permet d’augmenter la motivation des salariés à participer à la formation. En éprouvant du plaisir, ils vont avoir envie de se former.
  2. Pédagogie, ici, on va pouvoir rappeler la discipline et la rigueur dont il était question plus haut. Le salarié, engagé dans son jeu et sa formation, va s’appliquer, mémoriser pour mener à bien sa mission.
  3. Performance, en définissant des objectifs, le salarié cherchera à les atteindre, à augmenter sa performance. Le challenge va le pousser à se dépasser.

Donc, vous aurez compris que pour réussir à bien se former et obtenir de bons résultats à long terme, et de surcroît, avec des cerveaux constamment stimulés, il est préférable de choisir des techniques ludiques et décalées ! Elles apporteront des ouvertures et des points de vues bien plus lucratifs qu’une simple formation traditionnelle, essayez et vous comprendrez.

Samy Bensidhoum

La révolution du paiement instantané !


Fini le virement sous 3 jours ouvrés ! 2019 sera l’année de l’ouverture en masse des paiements instantanés dans les grandes banques françaises. Cette révolution dans le type de paiement va transformer l’économie en profondeur !


Tout d’abord, qu’est-ce qu’un paiement instantané ?

Appelé aussi IP (Instant Payment), le paiement instantané a trois caractéristiques :
Rapide : le compte est crédité en moins de 10 secondes.
Traçabilité : la confirmation du paiement est envoyée par SMS sous 20 secondes.
Fiable : Le virement est définitif avec un plafond de 15.000 euros dans la plupart des pays européens.

Peut-être avez-vous déjà remarqué sur l’application mobile de votre banque la fonction « Effectuer ce paiement en instantané pour 1€ » ? Pour l’instant ce service est payant dans la plupart des banques, mais, va très certainement devenir gratuit d’ici la fin de l’année 2019.

Vraiment nouveau ?

Depuis 2008 certains pays, comme le Royaume-Uni, ont déjà lancé le paiement instantané. Aujourd’hui, en France, des applications mobiles (Lydia, Paypal, Pumpkin) proposent déjà ce service. Mais, la grande nouveauté est de pouvoir effectuer un IP dans toute l’Europe, au même tarif que celui appliqué en France, soit 1€ et sûrement gratuitement dans les prochains mois.

Le paiement instantané va transformer l’économie !

L’IP peut se faire :

  • de particulier à particulier,
  • de particulier à business,
  • de business à business.

L’impact économique le plus important concerne les commerçants. En effet, avec la notification par SMS sous 20 secondes, ces derniers auront une confirmation en temps réel que le client a bien payé sa commande, une sécurité financière non négligeable !

L’IP va aussi fortement faciliter le développement du C2C (Customer to Customer – vente entre particuliers), vu que le vendeur aura la confirmation en temps réel que son compte a bien été crédité par un acheteur inconnu, finis les attentes et les impayés.

Pour les entreprises, le paiement instantané permet d’optimiser la trésorerie et de mieux gérer le recouvrement des impayés, sachant qu’un quart des défaillances d’entreprises sont dus à des retards de paiement.

Enfin, à terme, il vous facilitera également la vie pour le virement de votre salaire ! En effet, les entreprises vont très prochainement payer leurs salariés via IP bulk, un regroupement de paiements instantanés. Fini donc la longue attente à la fin du mois pour savoir si vous avez bien été payé !

Les banques se réorganisent pour superviser ce nouveau type de paiement et Mind7 Consulting les accompagne dans cette transition !

Superviser un paiement qui s’effectue en 10 secondes est un vrai défi de monitoring ! C’est pourquoi, les banques doivent mettre en place des outils pointus de supervision en temps réel, basés sur des architectures Fast Data. L’arrivée de l’IP est aussi une bonne occasion de réorganiser l’activité de supervision. Par exemple, Mind7 Consulting aide une grande Banque internationale à recentraliser le monitoring de ce nouveau moyen de paiement sur une seule équipe et cela, pour l’ensemble des pays dans le monde. Ce qui permet à l’équipe en place d’assurer l’activité en 24/7 à travers une organisation “follow-the-sun” dans 3 villes à travers le monde. L’objectif de cette nouvelle organisation est d’avoir un seul et unique contact pour améliorer la détection, la gestion et la communication d’un incident auprès des différentes entités du groupe et in fine du client.

Vu le potentiel très élevé du développement de l’IP, il n’est pas impossible, qu’à long terme, il annonce la fin de notre bonne vieille carte de crédit !

 

Timothée Sainte-Fare Garnot

L’hiver est fini, changez vos pneus !

 

Aujourd’hui je vais vous parler de la neige, la glace, les voitures, les pneus et des processus agiles. Un thème adapté au printemps !

Paris, Décembre 2017, j’ai décidé de partir à l’aventure et faire du ski. Oui le ski pour moi c’est une aventure et en plus, c’était ma première fois ! Alors, plus décidé que jamais, je partais une semaine avant Noël et j’avais tout préparé, vêtements, location du matériel de ski et surtout la voiture pour affronter les routes des Alpes ! J’avais loué un bon SUV cylindré. J’avais tout prévu sauf un truc…les roues ! Figurez-vous qu’en France les pneus d’hiver ne sont pas obligatoires, de ce fait quand j’ai pris la voiture je n’avais pas en tête ce détail et Bim ! Bloqué sur un parking à côté de la route. C’était frustrant pour moi de voir les roues patiner sur la glace sans que la voiture ne bouge d’un pouce… et cela, peu importe la puissance du moteur ! j’ai même croisé un papy qui passant à côté de moi, me demandait, en rigolant, comment j’avais pu prendre la route des montagnes sans pneu d’hiver ! Jamais je ne l’oublierai, … JAMAIS !

Plus d’un an après, une idée m’est venue à l’esprit et pourquoi pas partir en Islande ? Allez hop, je ne réfléchis pas deux fois, je prends les billets, je réserve les hôtels en fonction de mon itinéraire et la voiture, bien-sûr, toujours ! Vous vous dites que je me suis transformé en blogueur et que je vais vous raconter mon voyage maintenant ? Peut être que je devrais le faire ? Mais non, ce n’est ni le lieu, ni le moment ! Retour à l’Islande, là-bas les voitures c’est une autre affaire. Équipées toutes de pneus pour la neige avec des crampons qui aident à s’accrocher à la glace, les voitures, peu importe la taille ou la puissance deviennent des bêtes de route ! Je suis passé par plusieurs tempêtes de neige, j’ai roulé sur le plus grand glacier d’Europe sans aucun problème. Et surtout ce genre d’équipement m’a permis de me concentrer sur les choses importantes, le paysage et la nature !

Fin des vacances, retour à Paris. Depuis quelques semaines, j’avais cette idée de rédiger un article qui met en évidence l’importance de l’automatisation dans les projets agiles, mais, je n’ai pas pu trouver l’image adéquate pour bien l’exprimer. En  balayant un peu mes photos de vacances, je suis tombé sur celle qui m’a donné des lumières ! C’est ça l’intérêt de l’automatisation !

Reprenons l’histoire depuis le début, celle de l’automatisation. L’automatisation est un aspect important des pratiques techniques agiles.

C’est vrai que l’automatisation n’est pas écrite noir sur blanc dans le manifeste agile, mais rappelez-vous, ce manifesto demande :

  • Que “Notre plus haute priorité est de satisfaire le client en livrant rapidement et régulièrement des fonctionnalités à grande valeur ajoutée”.
  • De “Livrer fréquemment un logiciel opérationnel avec des cycles de quelques semaines à quelques mois, avec une préférence pour les plus courts”.

Le fait qu’on nous demande de livrer fréquemment un produit et que la satisfaction du client passe forcément par une qualité irréprochable, ça sous-entend 3 choses :

  • Intégrer les fonctionnalités tout le temps -> Intégration Continue
  • Déployer les fonctionnalités tout le temps -> Déploiement Continu
  • Tester les fonctionnalités tout le temps -> Test Continu

Tout ça ne vient pas sans une lourde facture, c’est du boulot ! Et pour chaque travail, il faut des moyens et, par conséquent, élargir l’équipe n’est pas la solution, sinon on finirait par acheter le Parc des Princes au lieu d’un open space.

De surcroît, cette charge de travail augmente au fil des sprints, car les incréments se succèdent et, donc, il y’a plus de fonctionnalités à intégrer, à déployer et à tester dans le sprint qui suit par rapport à celui qui précède.

 

Mais, heureusement que les machines sont à notre service, enfin pour le moment, et que nous, les humains, pouvons leur déléguer plusieurs tâches et activités , surtout celles qui opèrent une récurrence dans le temps.

Les versions, les tests et le déploiement automatisés permettent aux développeurs d’implémenter des fonctionnalités et de re-factoriser, afin d’améliorer la qualité du code en toute confiance. L’automatisation des tâches de routine dans le processus de développement peut améliorer la qualité en réduisant la variabilité dans les processus de test et de déploiement, ce qui facilite la détection des problèmes. La fourniture de mécanismes automatisés de test, de création et de déploiement peut aider les développeurs à se concentrer sur le produit à construire, car ils n’ont pas besoin de dépenser de l’énergie pour la routine.

Il y a cette phrase qui dit : “L’agile sans l’automatisation, c’est comme conduire une voiture de sport dans la boue, vous ne pourrez pas profiter du plein potentiel et vous finirez par blâmer la voiture.”

Vous voyez l’image maintenant ? Les processus agiles sont formidables, mais une méthode à elle seule ne peut pas faire une révolution et a besoin de quelques pratiques pour la compléter et permettre à l’équipe qui l’adopte de profiter pleinement de son potentiel.

Voilà comment j’ai pu profiter des paysages en Islande, au lieu de galérer dans les virages ou au bord de la route.

Le mot de la fin, automatisez vos tâches de routine, changez vos pneus en hiver et surtout adaptez votre véhicule à la route que vous empruntez.

Nidhal Daghrir

Comment migrer d’un monolith vers des microservices Partie 1 : Introduction aux microservices

 

Convaincu que les modèles monolithiques possèdent des limites, nous avons accompagné nos clients qui les ont rencontrées dans leur migrations vers des systèmes en microservices avec succès. L’objectif de cette série d’articles est de fournir une méthodologie pour anticiper et organiser la migration du point de vue architectural, d’exploitation et organisationnel.

Cet article est le premier d’une série dédiée à la migration, les liens seront mis à jour au fur et à mesure des publications.

Beaucoup d’entreprises possèdent un système monolithique qui fonctionne. Une partie de ces entreprises est satisfaite par ce modèle et ne rencontre pas de problème particulier. Cet article s’adresse à l’autre partie qui, en grandissant, a fait grandir ses applicatifs et rencontre certains des problèmes suivants :

  • en heure de pointe, les applicatifs sont ralentis suite à la détection de problèmes de performance,
  • Les applications ne traitent plus les messages en temps réel,
  • Les services back-end sont fortement couplés au travers de connexions synchrones (effet spaghetti) et rendent difficile les tests de nouvelles features et de non régression,
  • Malgré la maturité du service informatique vis à vis du métier, la vitesse de déploiement des nouveaux services est ralentie,
  • Les équipes atteignent des tailles critiques et leur gestion est de plus en plus difficile et coûteuse,
  • Le turnover des développeurs travaillant sur l’application est de plus en plus important,
  • La montée en compétence des nouveaux entrants est très complexe.

La dernière décennie a vu se généraliser un nouveau courant qui est celui des micro-services. Beaucoup d’entreprises le voient comme un effet de mode lancé par Netflix et Amazon. Pourtant, celles qui l’ont -correctement- adoptée ont bénéficié des avantages qu’ils procurent et ne se voient pas revenir à un système classique.

En effet, l’architecture en microservices permet d’augmenter l’agilité des développements (time to market), la scalabilité du SI (absorption de la charge sans diminution du temps de réponse) et facilite l’expérimentation et le test des nouveaux services.

Il est difficile de se préparer seul lorsqu’on manque d’expérience. Comme l’a dit un célèbre poète:

“Tout le monde a un plan jusqu’au premier coup-de-poing dans la face”.  Mike Tyson

Cet article a pour vocation de fournir une méthodologie pour la migration depuis un système monolithique vers des microservices.

Mais d’abord, qu’est ce que le microservice ?

“Quand plusieurs éléments travaillent ensemble pour un objectif précis, de grands exploits peuvent être accomplis. On rapporte qu’un lionceau succomba sous un rassemblement de fourmis.”  Saskya Pandita

Sasky Pandita l’a bien compris, on est plus fort en travaillant en groupe. Pour définir un microservice, on utilisera le même principe que celui d’Unix.
Ainsi, un microservice est caractérisé par : “Do one thing and do it well” (Linus Torvald). Il faut partir d’un besoin métier, l’isoler des autres et préciser le besoin d’un point de vue fonctionnel. Les méthodologies de Domaine Driven Design peuvent aider à effectuer cela.

Techniquement, voici un exemple d’un microservice type avec deux types d’entrée/sortie (API REST et API d’une message queue) :

Plus généralement, un microservice est composé:

  • D’une logique métier, un service qui est effectué, comme par exemple, la réalisation des factures. Cette partie, la plus importante, représente le cœur du traitement de la donnée.
  • De sa propre base de donnée indépendante des autres services.
  • D’une API lui permettant de communiquer avec les autres microservices.Les APIs sont des interfaces agnostiques du langage de programmation utilisé.
    Dans l’exemple, on dispose d’une API :
    –  permettant de requêter une queue de messages (Kafka par exemple) pour recevoir les données de taxation.
    –  pour exposer les informations en base de données aux services extérieurs
    –  pour communiquer ces informations en temps réel via la queue de sortie aux services externes qui en ont besoin pour créer/modifier leurs propres données (SAV par exemple).

Une fourmi ne peut rien faire seule, un module unix non plus, et de la même manière, un microservice perd de sa valeur seul dans un système.


Comment interagissent les microservices ?

Les microservices travaillent ensemble pour délivrer des informations pertinentes au client. Un système composé de plusieurs microservices, avec les bons outils d’exploitation (Containerisation et orchestration), pourra réaliser des merveilles de réactivité attendues.

C’est dans la collaboration que la majorité des challenges commencent. Parmi les plus récurrents :

  • Le déploiement des applications : Celui-ci doit se faire de manière automatique, permettre de se mettre à l’échelle lorsque la charge augmente ou diminue pour un microservice. Le processus de déploiement doit pouvoir reconstruire à la volée l’ensemble du système.
  • La découverte des services (Service Discovery): Pour fonctionner ensemble, chaque microservice doit savoir à qui s’adresser. Les microservices ne sont pas assignés à une adresse fixe comme une IP ou un Host de manière statique. Les orchestrateurs comme DC/OS ou Kubernetes permettent de gérer ce type de problème.
  • Communication avec le Legacy : On ne passe pas d’un monolith à un système de microservices d’un coup, et on doit pouvoir se connecter au legacy sans y être fortement dépendant. L’adhérence avec le legacy doit se faire de manière asynchrone afin de limiter les échecs en cascade.
    Et bien d’autres challenges.

 

Maintenant que nous voulons franchir le pas, comment réussir cette migration ? Dans le prochain article de cette série, nous allons voir la manière dont les microservices communiquent , et rentrerons dans les détails des méthodologies de déploiement.

 

Ismail Hrimech & Younes Azoum

Réorganiser, améliorer, sans tout bousculer !

A travers un projet réalisé chez un de nos clients, leader dans le secteur de l’énergie, nous souhaitions vous partager l’implémentation des solutions PLM Analytics et Exalead par nos consultants afin de répondre à divers enjeux demandés par notre client.


Du Cadrage à la mise en place du projet

Après une première phase de cadrage des besoins, nous avons décidé de mettre en place la solution PLM (Product Life-cycle Management), permettant l’analyse, la modélisation, la traçabilité des modifications et le suivi le cycle de vie complet d’un produit, équipement ou installation, de sa conception à son retrait.

A travers cette nouvelle gestion de la donnée, on remarque que les tâches d’exploitation, de maintenance et de démantèlement nécessitent l’accès à un ensemble d’informations avec des origines, formats et historiques très divers (schémas, plans, modèles, maquettes 3D, notices, historique d’interventions, documentation, réglementation …).


Intégrer un moteur de recherche pour améliorer les performances

Dans un second temps, l’intégration d’Exalead, moteur de recherche et de producteur de rapports analytiques nous a donc semblé évident. Ce moteur de recherche ou SBA (Search Based Application) est une application web permettant de collecter, consolider et restituer des données extraites à partir de l’écosystème d’applications du client (Legacy).
On peut, d’ailleurs, distinguer trois différentes étapes dans le traitement des données communes à tous les moteurs de recherche :

  1. La collecte automatisée des informations | Crawling.
  2. L’indexation automatisée des informations | Indexation.
  3. Le classement automatisé des informations | Ranking.

Dans le cas précis de notre projet, le client avait des contraintes couvrant les domaines essentiels :

  • Les coûts atteignent 60 % du coût global du projet
  • Les équipes sont peu connectées à l’Ingénierie
  • Les Systèmes d’information sont peu intégrés, dispersés et d’âges variés
  • La mise en place d’un PLM de « bout en bout » est long à réaliser
  • La capitalisation de l’historique et du savoir est un atout majeur


Répondre aux problématiques sans changer les organisations

En connectant Exalead à l’application PLM ainsi qu’au reste des applications du Legacy, Mind7 Consulting, partenaire et intégrateur de la solution Exalead de Dassault Systèmes, souhaitait répondre aux problématiques de manière efficace sans avoir à perturber ou changer l’organisation mise en place dans les équipes, tout en améliorant leur performance, sécurisant leurs résultats et la collecte des informations :

Notre objectif étant de créer une interface dynamique qui puisse répondre à 4 critères fondamentaux

  • Facilité d’accès à la donnée / Gain de temps
  • Consolidation de la donnée / Gain de temps
  • Mise en cohérence de la donnée / Gain en efficacité
  • Complétude de la donnée / Réduction des erreurs

Le cahier des charges client à respecter était bien précis afin de garantir une réelle création de valeur pour les différentes populations métier ciblées :

  • Digitalisation des processus client,
  • Amélioration de la connaissance de l’état TQC (Tel Que Construit)
  • Amélioration de la maîtrise des configurations du parc nucléaire
  • Développement d’un langage commun Ingénierie / Exploitants / Fournisseurs
  • Gestion des données structurantes (TQC et Conception) dans le temps (niveau de maturité et applicabilité)
  • Mise à disposition des données de référence de l’ingénierie et compatibilité avec les outils existants utilisés en production


En conclusion

Ainsi, après une phase de préparation et cadrage animée par des ateliers d’échanges et de maquettage des besoins, sur 1 à 2 mois, nous avons pu déployer le projet avec des temps de création, démos et tests. Au bout de 4 mois, une première version du produit a été présenté et approuvé par le client.

Yohan L.